Holden à la Maroquinerie

Publié le par Stéphane Gueguen

Un soir à la Maroquinerie, impression de déjà vu, il y a quelques années au printemps déjà, je découvrais le groupe. Souvenir d'un très beau concert, plein d'émotion, et d'une jolie soirée de printemps.
Une première partie comme tant d'autres.
Ce soir c'était Arlt, un duo guitariste, chanteuse amoureuse (ou ivre).
Pas trop désagréable, une mise en bouche avant le plat de résistance malgré des approximations. Le duo collabore avec Mocke, guitariste d'Holden, qui produit leur album, et qui les rejoint sur quelques chansons.
On a quand même hâte que ça se finisse.
Enfin, Holden arrive sur scène, ils commencent par des nouveaux morceaux impeccables, la voix d'Armelle, le jeu de guitare de Mocke...
Nous entrons doucement dans le monde d'Holden.
Les nouveaux morceaux sont très plaisants, ce qui frappe, c'est la richesse sonore du groupe, un monde luxuriant porté par la voix très particulière de la chanteuse, on pense vraiment très fort à des groupes comme Broadcast.
Et là enfin, « Madrid », tube imparable du premier album, très belle version, avec un gros son. Un écho de l'album précédent que j'attendais avec impatience.
Les morceaux s'enchaînent, de nouvelles chansons où il est question de vautours assis, de glace, de toits étrangers. Et aussi, les tubes et les belles chansons de Chevrotine, l'extraordinaire « Ce que je suis » une version urgente, expédiée rapidement, mais toujours aussi agréable, « Charlie Rosie et moi »...
Puis une chanson en espagnol, joli morceau, avec beaucoup d'émotion et des passages instrumentaux. Armelle dit, « c'était une reprise d'une artiste chilienne (je n'ai pas retenu le nom), mais à la sauce Holden, free quoi ».

Free c'est bien le mot qui défini Holden, jolie pop aérienne avec une touche de psychédélisme, une invitation au voyage et au rêve. Le concert fini doucement avec « Sur le pavé », belle version plein de vie.
Au dernier rappel, le premier tube (selon moi) « C'est plus pareil », comme un au revoir, une invitation, vivement le prochain printemps à la Maroquinerie.

Publié dans Chroniques de concerts

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