La La Power à l'International
On avait dit qu'on venait pour Wendy Code. On avait raison de le dire, juste, on aurait du arriver pile à l'heure. Là, on a du se fader « La La Power ».
Si nous étions des ingrats, nous commencerions par détailler le look (The Cure en concert dans une salle des fêtes, tout dans le mascara) et le nom (assouplissant pour linge au muguet).
Mais, nous nous arrêtons que rarement aux menus détails. Nous venons pour la musique.
Alors justement, quel est le programme ?
Derrière « La La Power », 3 jeunes garçons ont décidé de nous expliquer que "Trop c'est jamais assez". Leur devise n'a ironiquement jamais autant convenu à un groupe.
« N'hésitez pas à vous arrêter à temps », avons-nous envie de leur conseiller. Nos oreilles réalisent, en effet, très vite qu'elles n'ont pas envie du tout de traîner dans cet univers electro-mod, ni de se faire raconter des histoires comme quoi on serait en fait en plein dans les 60's.
Nous n'osons presque pas vous citer les influences dont ils se revendiquent tant cela serait faire injure à leurs illustres aînés .
Allez, si remarquez, juste pour rire : "Yo La tengo" (Non mais n'importe quoi), The Beatles (très loin), Radiohead (sous apnée avec tuba), The Libertine (sans le talent), Eliott Smith (euh?), The Kinks et the Zombies (on s'excuse pour eux)
Ici, encore, on lit une chronique "On ne sait pas ce qu'est cette poudre qui donne envie de faire Ding Dong avec ses carillons de guitares, mais le groupe a ... le pouvoir de faire chanter "la la la la" à tue-tête". Des amis certainement car nous nous n'avons pas DU TOUT été convaincu par leur prestation scénique mille fois vue et revue, la voix nasillarde et les fausses mélodies sucrées sans saveur et sans odeur.
Ils mélangent tout mais n'ont ni l'art, ni la manière d'assembler les couleurs : le côté Pop Madchester des années 80, les L A's, les Stones Roses ou les Charlatans, des choeurs pour faire comme les Beach Boys : Tout y passe !
Ah tiens, oui c'est vrai, on pense aussi à REM (...)
Lala Power prétend venir de "Madchester », nous vous quittons sur cela. Ce pseudo jeu de mot en forme de clin d’œil qui a d’ailleurs du faire retourner les Happy Mondays dans leurs tombes, est à la mesure de leur musique : TRES TRES dispensable.
Nous espérons vous avoir évité un éventuel déplacement en mai (le 30 pour être précis) à la Flèche d'Or lorsqu’ils y joueront.